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La famille LABRUYERE trouve son origine dans le terroir
du Beaujolais. Propriétaire au Moulin à Vent depuis plusieurs
générations, elle a, au côté d'autres activités,
su investir avec discernement dans d'autres régions vinicoles.
Même si merlot et cabernet franc étaient des cépages
nouveaux pour lui, Jean Pierre LABRUYERE, l'actuel chef de famille,
sut au premier coup d'il en 1992 juger de l'état de santé
du vignoble.
Il vit donc immédiatement la nécessité
de la replantation d'une partie relativement importante des pieds de
vigne. Ce fut sa tâche prioritaire. Elle obéissait en outre
au souci de redonner la primauté au cépage merlot, qui
représente aujourd'hui 85% du vignoble, par rapport au cabernet
franc (15%). Cet encépagement convient en effet bien mieux que
le précédent (cabernet sauvignon et cabernet franc majoritaires)
au terroir de Château ROUGET, dont le sol à dominante argilo-graveleuse
avec des graves siliceuses par endroits, puise sa personnalité
dans un sous-sol d'alios ferrugineux. Entre ces pieds nouveaux, âgés
aujourd'hui de près d'une dizaine d'années, et la partie
la plus ancienne du vignoble, qui dépasse parfois les cinquante
ans tout en restant d'une excellente productivité - limitée
volontairement ici à 35 hectolitres à l'hectare -, la
moyenne d'âge des vignes de Château ROUGET est d'environ
trente ans.
Cette remise en forme accomplie (et poursuivie sans relâche depuis
chaque fois que l'harmonie du vignoble le nécessite), les nouveaux
propriétaires s'attaquèrent aux chais de vinification
et de vieillissement. Tout a été totalement rénové
de fond en comble, chais comme cuverie. Les anciennes cuves, ont été
remplacées par de plus petites, de 50 à 100 hectolitres,
en inox et thermo-régulées afin d'affiner au maximum la
sélection parcellaire et de permettre ainsi à chaque lot
d'exprimer son potentiel optimum. Mais le point d'orgue de cette démarche
est l'acquisition en 2001 de cinq cuves en chêne (trois de 50
hl, deux de 60hl). De ligne classique et fabriquées selon des
méthodes traditionnelles, elles sont équipées intérieurement
d'une technologie de pointe sans égal. Elles sont en principe
réservées à la vinification des parcelles de qualité
exceptionnelle, dont celles acquises sur le haut du plateau en 1999
auprès de prestigieux châteaux proches de ROUGET.
A Pomerol, chacun s'accorde à reconnaître aujourd'hui que
le château est parmi les plus performants de l'appellation.
Les meilleures installations et le meilleur matériel du monde
n'atteignent cependant pas leur plein emploi s'ils ne sont mis au service
d'hommes de qualité. Ne dit-on pas que pour faire un grand vin,
divers éléments doivent être réunis ? Des
cépages spécifiques, le sol et le climat leur convenant
le mieux, des hommes capables de tirer le meilleur de cette rencontre,
enfin une antériorité suffisante car rien n'est possible
sans l'aval du temps, facteur de notoriété.
Château ROUGET obéit à tous ces critères.
En 1997, Jean-Pierre LABRUYERE parvint en effet à convaincre
le célèbre nologue Michel ROLLAND de suivre la production
de Château ROUGET dans son intégralité : culture
de la vigne, en plein accord avec le Chef de Culture, décision
des traitements divers tout au long de l'année, des vendanges
vertes en été, de la date de la récolte et bien
sûr, c'est l'essentiel, de la vinification.
Depuis, les jugements flatteurs autant que sincères concernant
Château ROUGET ne cessent de prouver à ceux qui le produisent
qu'ils sont dans le droit chemin, cependant que sa valeur marchande
ne cesse parallèlement de croître. Sans pour autant en
faire, loin de là, un pomerol inaccessible, la plupart des observateurs
jugeant même ce cru un des meilleurs rapports qualité-prix
de l'appellation.
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le Château Rouget
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Les vignes
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Les installations furent
totalement reconstruites en 1993/1994. Le vignoble fit aussi l'objet
d'un important travail de drainage, de reconstitution et de replantation.
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