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Meilleur sommelier de France
1978, Philippe BOURGUIGNON, actuel directeur du prestigieux restaurant
Laurent aux Champs Elysées, y est plus que jamais en charge de
l'achat des vins.
Ses responsabilités directoriales ne l'empêchent
pas de conseiller le client qui apprécie ses compétences.
Membre éminent de l'Académie du Vin de France, Philippe
BOURGUIGNON a publié en 1997 <l'Accord parfait>, un livre
qui fait aujourd'hui référence.
Il y livre ses expériences de gastronome fasciné
depuis trente ans par les mariages les plus réussis entre mets
et vins. Philippe nous dit ici en toute liberté ce qu'il pense
de la confrontation de ce grand Pomerol avec la gastronomie.
Pour moi, Château ROUGET, malgré ses deux siècles
d'existence, est un vin jeune, dans le sens où je n'ai pas goûté
de millésimes antérieurs à 1994. Dans quelques
années, les Rouget actuellement jeunes feront à coup sûr
merveille sur les grands classiques, tels que lièvre à
la royale, chevreuil grand veneur, etc. Mais dès aujourd'hui,
j'adore ses expressions rondes, tendres, séveuses, sur une grillade
cuite sur des sarments de vigne, des truffes crues à la croque
au sel, une fricassée de cèpes, un saint-nectaire, un
salers ou un laguiole vieux ainsi que sur tous les fromages classiques
du répertoire bordelais, édam et mimolette en tête.
Mais je prend également un extrême plaisir à sortir
Château ROUGET du répertoire bien connu des pomerols. Je
le déguste alors avec bonheur sur un généreux plat
unique d'hiver tel qu'un pot-au-feu préparé dans les règles,
c'est-à-dire riche de plusieurs variétés de viandes.
Ou encore sur un boudin noir de grande qualité accompagné
d'une bonne purée mousseline. En restant dans ce registre tout
de même assez large, le gastronome peut être certain de
s'offrir dès aujourd'hui des plaisirs en apparence simples mais
immenses.
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