Château Rouget – 2013

Millésime 2013

Et si ce millésime, trop souvent décrié, allait finalement nous réserver de belles surprises pour faire de ce Rouget 2013 une exception ?

Certes, la Nature s’est jouée de nous pour rendre la tâche compliquée. Durant tout le cycle végétatif, nous avons lutté contre les éléments, les maladies, les caprices de la vigne. Rarement les hommes de Rouget ont passé autant de temps à refaire ce que la pluie, les orages ou le vent avaient défait. Jamais nous n’avions autant travaillé à pieds faute de pouvoir monter sur des tracteurs rendus trop périlleux par des sols souvent détrempés. Notre culture de la vigne, qui mélange les principes de la biologie, de la biodynamie mais surtout en 2013 du bon sens paysan, a beaucoup contribué à rendre nos raisins plus intéressants que d’autres. Il fallait savoir lire le ciel, comprendre les réactions de la vigne et anticiper les maladies sous peine de se faire sanctionner immédiatement.

Ereintés mais heureux du travail réalisé d’avril à septembre, nous avons débuté les vendanges début octobre avec nos jeunes merlots. A aucun moment l’état sanitaire de notre vignoble n’a dicté notre agenda. Nous pouvions attendre raisonnablement la maturité optimale que l’année permettait d’obtenir. Certes, nous ne rentrions pas des baies aussi nombreuses, gouteuses et structurées qu’en 2009 ou 2010, mais nous étions loin de la catastrophe annoncée.

Notre approche des vinifications fut donc là aussi fondée sur le pragmatisme et la surveillance de tous les instants. Des cuvaisons courtes, des fermentations lentes en raison de nos levures indigènes, des extractions douces, ce millésime 2013 est fragile, il ne fallait donc en rien le brutaliser.

Terroir

Composé en surface de graves, tantôt argileuses, tantôt sablonneuses. Des croupes graveleuses côtoient des terrasses argilo-graveleuses.

La composition des sols, alliée à une bonne exposition, procure toute la typicité, l’élégance et la finesse des vins de Château Rouget..

Encépagement

85% Merlot, 15% Cabernet Franc

Les vignes, âgées d’une quarantaine d’années en moyenne, sont plantées à une densité de 7500 pieds/ha.

Travail des sols

Griffages, labourages, enherbement, sélection massale minutieuse et lutte phytosanitaire raisonnée sont les maîtres-mots du chef de culture.

Vendanges

Vendanges manuelles en cagettes de 20 kg. Approche intra parcellaire pour garantir un niveau de maturité optimal. Tri sélectif à la réception sur double table et égrenage.

Vinification et Elevage

Fermentation en cuves bois ou inox par parcelle puis élevage de 18 mois en barriques neuves (33%) et d’un vin. Nous avons mis ce millésime en bouteille en jour fruit selon le calendrier lunaire, afin de permettre au vin de trouver rapidement sa pleine expression. Le collage est traditionnel, aux blancs d’œuf frais.

Notes de dégustation

(Dégusté en septembre 2015)

Robe : Rubis intense avec des reflets pourpres.

Nez : Elégant, sur des fruits noirs avec des notes raffinées d’épices et de truffe.

Bouche : Se présente très délicatement dans le palais. De subtils arômes de fruits noirs, de prunes, vous tapissent les papilles tout en gardant une fraîcheur très vivifiante en fin de bouche.

Potentiel de garde :  Si son potentiel de garde va clairement au-delà des 20 ans qui viennent, c’est dans 10 à 12 ans qu’il se montrera sous son meilleur jour.

Château Rouget – 2012

Millésime 2012

Un millésime tout en contraste.

En effet, si la qualité de nos terroirs du Plateau de Pomerol a permis de produire des merlots absolument étonnants de complexité aromatique et de richesse tanique, les quantités de raisins ont été parmi les plus faibles que nous ayons récoltées depuis une dizaine d’années. Avec 32 hectolitres par hectare, Rouget 2012 sera donc rare mais précieux.
Et pourtant, ce millésime nous a créé quelques frayeurs. Le cycle végétatif de la vigne a débuté pendant une période météorologique compliquée où alternaient pluies et excès de températures (à la hausse comme à la baisse). Il a donc fallu se battre tôt dans la saison contre des vecteurs de maladies telles que l’oïdium ou le mildiou qui ne demandaient qu’à éclore. Un été chaud et sec s’en est suivi, ce qui a eu pour effet de concentrer et d’accélérer la maturité alcoolique, tout en ralentissant la maturité phénolique. Une fois encore, septembre a été déterminant. Les petites pluies du début du mois et le beau temps jusqu’au 10 octobre ont permis aux peaux des raisins de se retendre et aux équilibres acidité/maturité de donner des baies savoureuses et saines.
Avec 14 degrés d’alcool, notre millésime 2012 se situe dans la tranche haute de ce que nous produisons habituellement. Mais grâce aux tanins soyeux et à une belle acidité qui rend le vin croquant et digeste, l’ensemble trouve une harmonie certaine. Nous avons poursuivi notre politique de réduction de bois neuf en ne prenant des barriques que très légèrement toastées afin de laisser la pleine expression du fruit de nos cépages.

Encépagement

85% Merlot, 15% Cabernet Franc

Les vignes, âgées d’une quarantaine d’années en moyenne, sont plantées à une densité de 7500 pieds/ha.

Vinification et Elevage

Fermentation en cuves bois ou inox par parcelle puis élevage de 18 mois en barriques neuves (33%) et d’un vin. Le collage est traditionnel, aux blancs d’œuf frais.

Notes de dégustation

(Dégusté en septembre 2014)

Robe : Rubis intense avec des reflets pourpres.

Nez : Expressif sur des fruits noirs et rouges avec des notes élégantes de vanille et d’épices.

Bouche : Opulente et structurée avec de notes de prune, cassis, mûre et chocolat. Finale tout en longueur sur des tanins mûrs et soyeux avec une touche épicée et des notes grillées.

Potentiel de garde: 15 – 20 ans. Il pourra être dégusté à partir de 2015 mais nous recommandons de le garder en cave 3 à 5 années supplémentaires si vous souhaitez découvrir l’ensemble de sa palette aromatique.

Château Rouget – 2011

Millésime

2011 a la terrible tâche d’arriver après les mythiques 2009 et 2010. Ne pouvant rivaliser en puissance avec ses illustres prédécesseurs, ce millésime 2011 réussit la performance de subjuguer les dégustateurs en jouant sur un tout autre registre. Le printemps fut très vite très chaud et très sec. Avec des températures d’avril supérieures à 30℃ certains jours, la floraison a été exceptionnelle. Le déficit hydrique a été une constante du millésime, obligeant à repenser la viticulture en laissant les sols mieux respirer et en limitant l’effeuillage. Il fallait garder de la fraîcheur dans le vignoble pour obtenir des raisins à parfait équilibre entre maturité phénolique et alcoolique. C’est à ce jeu que les merlots, dominants sur l’appellation Pomerol avaient le plus à perdre. Mais une fois encore, le terroir du Plateau a pleinement joué son rôle de régulateur. Les vins ont une suavité et une finesse qui ont surpris les plus grands dégustateurs de Pomerol. Même jeune, ce millésime délivre un toucher de bouche extrêmement délicat et très ouvert…

Notes de dégustation

(Dégusté en septembre 2013)

Robe pourpre intense avec des reflets grenat. Nez intense et épicé sur des arômes de cassis, de mûre, de prune et de menthol. Ample en bouche avec des notes très riches de prune, de fruits noirs et de vanille. Harmonieux et généreux. Légèrement minéral avec des notes grillées enrobées, des tanins tout en dentelle mais structurés et opulents. Finale persistante et complexe avec une bouche ample, révélant des notes de cardamome d’épices et une touche de chocolat.

Potentiel de garde: 15-20 ans

Château Rouget – 2010

Millésime

2010 est un très grand millésime pour Château Rouget, comparable aux références absolues que sont les 1961 et 1947. La maturité est très régulière. Les acidités et les pH obtenus sont optimaux. Les terroirs ont su s’affranchir des conditions météorologiques pour obtenir un résultat au-delà de toute espérance. La date des vendanges à été difficile à déterminer avec précision, la maturité phénolique étant dissociée de la maturité alcoolique. Il y a eu une volonté de préserver l’équilibre et le fruit pour aller vers plus d’élégance encore qu’en 2009 et en 2005. Au final, la récolte s’est faite en deux temps : elle a débuté le 28 septembre pour les parcelles les plus précoces, et s’est poursuivie après le 10 octobre. Au 15 octobre, l’ensemble de la récolte était au chai avant les dégradations météorologiques.

Notes de dégustation

(Dégusté en septembre 2012)

D’une belle robe grenat, Château ROUGET présente un nez à la fois expressif et raffiné. La bouche confirme cette élégance : le vin présente une matière superbe, et des tanins raffinés l’accompagnent vers une très jolie finale. Une très belle expression d’un grand Pomerol qui allie une belle concentration et des tanins soyeux ! Taillé pour la garde, ce vin s’appréciera déjà d’ici 5 à 7 ans, et évoluera encore pendant 15 à 20 ans. Le toucher velouté du merlot est ici sublimé par la minéralité du cabernet. Assemblés très tôt pendant l’élevage, ces deux cépages trouvent dans ce millésime le plus bel équilibre qui soit entre maturité et fraîcheur. La matière est superbe, les tanins sont très élégants.

 

Château Rouget – 2009

Millésime

2009 est une année où rien n’a manqué. Un été caractérisé par un bel ensoleillement, ni trop brûlant comme en 2003, ni trop rare, comme en 2007. Le printemps humide mais sans excès a permis à la vigne de constituer ses réserves hydriques pour toute la saison de pousse. A aucun moment de celle-ci, il n’y a eu d’excès climatiques préjudiciables à la qualité du millésime. La floraison a été très homogène, en un week-end tout était en fleur, ce qui était annonciateur d’une grande année. Le stress hydrique est arrivé assez tard dans la saison, et la véraison a été homogène dans toute la propriété. Les vins sont très intenses, d’une belle complexité, taillés pour une grande garde.

Notes de dégustation

(Dégusté en septembre 2012)
Le vin présente une robe intense, riche, bordeaux foncé. Le nez très friand est caractérisé par des notes de kirsch et de myrtille, rehaussées par une belle minéralité. La bouche est dense, pure et concentrée, avec des notes très légèrement vanillées qui lui confèrent une belle opulence, sans être marqué par un boisé omniprésent. Les tanins sont mûrs et bien fondus. Un vin qui allie puissance et élégance, vous l’apprécierez d’ici 7 à 10 ans, et il vous ravira encore une quinzaine d’années.